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D'UN MÉDIUM
À L'AUTRE

Na/Da, (Nathalie Dahon), diplômée des Beaux-Arts de Montpellier en 1992, (DNSEP).

 

Installée à Toulouse depuis 1996, j’ai rapidement partagé un atelier dans un collectif, (Mix’Art Myrys), ayant autant besoin d’espace de travail que d’échanges quotidiens avec d’autres artistes.

J’ai toujours cherché un équilibre entre une pratique d’atelier, plus personnelle, et la performance, presque toujours collaborative. J’aime questionner les codes narratifs.

 

Avec les projections de peinture live, (via des rétroprojecteurs), je peins des compositions éphémères très texturées et souvent colorées. Je déroule des histoires abstraites jouant des sensations visuelles sur l'émotionnel par des transformations lentes, douces ou soudaines, chromatiques, rythmiques, finalement assez sonores.

Les cadrages et types de supports de projection sont aussi un terrain d’expérimentation significatif, (simples écrans, sculptures, murs texturés ou parcours troglodytes... )

Cette pratique en temps réel a été utilisé lors de nombreux projets collectifs, notamment avec des musiciens et des danseurs.


 

Avec Reno Menat, vidéaste, nous avons fondé VSRK en 2006, un duo de « visualistes », basé sur un travail à quatre mains, mixant la rétroprojection et la projection numérique.

A partir de ces lives sur du son ou de la danse, notre travail s’est orienté vers des créations plus écrites, scénographiées, des installations ou des spectacles. Des commandes nous ont permis d’expérimenter des dispositifs plus complexes. 

Parallèlement, mon travail individuel a toujours été teinté de narration, des séries de  peintures ou de bas-reliefs, dernièrement plutôt sous forme de séquences de dessins et d'installations vidéo ou analogiques.

Je dessine des paysages à l’encre de chine, réseaux urbains, organiques et industriels.
 Ils représentent des routes déformées par la vitesse, des paysages filandreux, vides, en perspectives aberrantes. Ils se succèdent comme des séquences d’image/mouvement. Ils changent de sens, de rythme et deviennent parfois des cours d’eau.

J’aime le contraste entre mes projections très picturales et ces grands dessins noir & blanc.

Je cherche des croisements entre ces 2 types d’énergies, celle de l’instant d’improvisation et la lente élaboration en atelier pressentant que leur combinaison m’ouvrira une nouvelle zone d’étrangeté à explorer.

Arts plastiques/arts graphiques